Je relève ce qu'écrit Florence Becker Lennon dans sa biographie de Lewis Carroll, The life of Lewis Carroll - Victoria through the looking-glass, Ed. Simon and Schuster, new York, 1945, p. 214 :
"Les raisons du refus à admettre la paternité des livres de Lewis Carroll, dans le voisinage oxfordien du professeur Dodgson, sont tout à fait légitimes. Après tout, aucun de ses collègues n'écrivaient de livres à l'intention des enfants, et ils le fixaient déjà d'un air très suspicieux. Mais il n'hésita jamais à user de livres - notamment Alice - en guise de carte de visite auprès des enfants, comme s'il disait : Peut-être bien que je ressemble à Monsieur Dodgson mais, si vous me regardez à nouveau, vous verrez Lewis Carroll et, si vous regardez encore et que vous roulez des yeux comme des billes, vous verrez Alice. Ou, peut-être, sortait-il ses diverses personnalités de son petit sac noir, à la manière d'un prestidigitateur - et il en était un ! Il était le révérend Dodgson, aucun doute à ce sujet, et devenait Carroll, quand il ouvrait son sac, pour extirper des jeux, des jouets et des photos destinés à ses amis-enfants, et que tout le petit peuple des fées émergeait soudain."
(trad. C.-A. F.)
Ce livre est de ceux qui me paraissent mériter une lecture, bien que ses conclusions quant à l'attrait de Lewis Carroll pour les petites filles soient inacceptables et complètement hors de propos.
J'ai toujours pensé que ceux qui voient le mal, là où il n'existe pas, en disent davantage sur leurs penchants d'accusateur que sur ceux qu'ils jugent sans légitimité... Et notre société est tellement décadente qu'elle n'autorise plus la pensée de l'innocence. A moins que cette dernière ne représente la subversion suprême.
Je recenserai les autres ouvrages prochainement.
Ceci évitera peut-être à certains d'écrire des sottises sur le compte de Lewis Carroll et du Révérend Dodgson. J'en ai encore lu récemment sur le net... Non, je ne vous donnerai pas d'adresses ! N'insistez pas ! La colère est mauvaise pour ma santé.
"Les raisons du refus à admettre la paternité des livres de Lewis Carroll, dans le voisinage oxfordien du professeur Dodgson, sont tout à fait légitimes. Après tout, aucun de ses collègues n'écrivaient de livres à l'intention des enfants, et ils le fixaient déjà d'un air très suspicieux. Mais il n'hésita jamais à user de livres - notamment Alice - en guise de carte de visite auprès des enfants, comme s'il disait : Peut-être bien que je ressemble à Monsieur Dodgson mais, si vous me regardez à nouveau, vous verrez Lewis Carroll et, si vous regardez encore et que vous roulez des yeux comme des billes, vous verrez Alice. Ou, peut-être, sortait-il ses diverses personnalités de son petit sac noir, à la manière d'un prestidigitateur - et il en était un ! Il était le révérend Dodgson, aucun doute à ce sujet, et devenait Carroll, quand il ouvrait son sac, pour extirper des jeux, des jouets et des photos destinés à ses amis-enfants, et que tout le petit peuple des fées émergeait soudain."
(trad. C.-A. F.)
Ce livre est de ceux qui me paraissent mériter une lecture, bien que ses conclusions quant à l'attrait de Lewis Carroll pour les petites filles soient inacceptables et complètement hors de propos.
J'ai toujours pensé que ceux qui voient le mal, là où il n'existe pas, en disent davantage sur leurs penchants d'accusateur que sur ceux qu'ils jugent sans légitimité... Et notre société est tellement décadente qu'elle n'autorise plus la pensée de l'innocence. A moins que cette dernière ne représente la subversion suprême.
Je recenserai les autres ouvrages prochainement.
Ceci évitera peut-être à certains d'écrire des sottises sur le compte de Lewis Carroll et du Révérend Dodgson. J'en ai encore lu récemment sur le net... Non, je ne vous donnerai pas d'adresses ! N'insistez pas ! La colère est mauvaise pour ma santé.


7 commentaires:
"Et notre société est tellement décadente qu'elle n'autorise plus la pensée de l'innocence. A moins que cette dernière ne représente la subversion suprême." Tu as absolument raison, Holly, c'est pourquoi il faut défendre cette ultime subversion qu'est l'innoncence contre la salissure du regard de ceux qui ont jeté la leur, assortie de leur enfance, aux orties depuis bien longtemps. Tant pis pour eux. Quelque chose du monde, le noyau de beauté niché dans la noirceur inhérente à l'humain moyen, leur est à présent voilé. Et non, surtout pas d'adresses... les regards qui salissent courent les rues, s'étalent partout où ils le peuvent... inutile d'aller les chercher ! Leur fréquentation est vaine. Elle n'apporte que du vide à des gens qui continuent d'espérer du plein.
Oups !Il y avait une énorme faute de syntaxe dans mon billet.
Je devrais me relire un peu de temps en temps !
Tu as pleinement raison, Gaëlle, mais j'avoue ressentir toujours un pinçon au coeur en lisant ces gens-là...
Moi idem Holly. Plus qu'un pinçon. Une envie irrepressible d'administrer quelques baffes. Même si ma petite taille ne m'autorise pas les actions d'éclat ! Reste l'engueulade, et maintenant, parfois, j'ouvre la bouche, après près de trente ans à me laisser marcher sur les pieds par ce genre d'individus haineux, visqueux, autoritaires... Je crois que je ne peux plus endurer certaines choses...
Ho faîte, je n'avez maime pâ vu ta phote de saintacse. Quelle perfectionniste tu fais....
Si, si, c'était énorme !!!
J'ai HONTE quand je me relis, parfois.
Tu me fais bien marrer !
Longtemps, je me suis énervée fort contre ces gens. Trop fort.
Mais, depuis quelques mois, je n'en ai plus envie. J'ai l'impression de leur faire trop d'honneur et de gâcher mes forces.
Bien sûr, c'est toi qui as raison. L'indifférence est le meilleur parti, mais parfois difficile à tenir au moment où la haine nous frappe de plein fouet ou s'exerce sous nos yeux. Il arrive que le coup de poing soit salvateur, surtout s'il est constitué de mots. Il peut calmer le jeu ou l'envenimer, c'est selon. Evidemment la non-violence est d'une autre envergure, et recèle une telle force qu'elle devient l'arme de la paix... ce qui n'est pas sans risques non plus... On peut se faire assassiner, tant cette puissance de ne rien briser est insupportable aux violents. Il me semble qu'aujourd'hui la haine jaillit de toutes parts avec indécence... raison de plus pour ne pas gaspiller nos forces, Holly, comme tu le dis avec sagesse.
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