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mardi 5 septembre 2006

Clichés choisis

Nul autre moyen pour montrer à quel point Dodgson était un photographe inspiré que de déposer ici quelques-uns des nombreux clichés qu'il réalisa. Beaucoup furent détruits par l'auteur lui-même. Hélas! Ou, peut-être, heureusement, parce que certains y auraient encore trouvé à redire...
Contrairement à l'opinion rapidement énoncée, il ne photographiait pas que des petites filles ou des enfants. Preuve ici, s'il en est besoin.
La plupart de ses modèles, pour ne pas dire presque tous, ont un air de tristesse ou de profonde réflexion. Ils sont, plus sûrement encore, pris au lasso, figés dans la raide pause exigée par le photographe, qui rêve de fixer une image parfaite. Remettons, de même, dans le contexte : la face souriante n'était pas vraiment à la mode. Mais je manque encore d'informations à ce sujet, puisque je ne suis pas une historienne de la photographie. Il existe des exceptions : Flora Rankin et Beatrice Henley.


Deux belles photographies de Lorina (Ina) Liddell. Je suis émue d'une manière inexplicable.



Une famille.


Belle enfant endormie. Le sommeil, la pause alanguie sont parmi les scènes préférées du photographe, qu'il répète inlassablement.

Alice, Lorina et Edith Liddell

Harry Liddell.



Alice couronnée.

Le poète Ruskin. Venise le remercie pour son livre...

-->
Greville Matheson MacDonald, le fils de George MacDonald, un ami intime de Carroll. Dois-je préciser que son roman Lilith est une des sources estimées pour Peter Pan ?





-->Alice Liddell, jeune fille. Hé oui, Dodgson (puisqu'il convient peut-être de l'appeler par son nom de famille réel, même si sa graphie heurte ma petite dyslexie, lorsque l'on parle du photographe) ne lâchait pas ses amies quand elle devenait plus âgées - précision à l'encontre de ceux (ils sont nombreux !) qui l'accusent de choses innommables sans rien savoir de l'époque et de Dodgson. Je suis loin d'être une spécialiste de Carroll, mais je m'emploie à mieux le connaître et à partager mon amour.

La même Alice vue par la sublime Julia Margaret Cameron ci-dessous



Un journaliste écrira à ce sujet : « Ceux qui ont vu les modèles de Julia Margaret Cameron et qui sont en mesure de les comparer aux portraits qu'elle en fait ne peuvent s'empêcher de penser que la Photographie détient le pouvoir de révéler certains mystères de l'être, dissimulés par la chair et le sang. » En effet, j'ai toujours pensé qu'elle capturait l'âme, tandis que la photographie de Dodgson me semble plus en prise avec la nature concrète et matérielle des sujets, sans pour autant n'être que superficielle ou fausse. Je ne parle que de l'incarnation des personnages sur la photographie.

D'autres portraits de petites filles :



Kathleen Tidy pour son septième anniversaire.



Agnes Grace Weld.

La même petite fille déguisée en Petit Chaperon rouge (à gauche).
Agnes était la nièce de la femme de Tennyson, figure majeure de la poésie victorienne.
Ci-dessous, Alice Margaret Harington.

















Constance Ellison.
Gertrude Dykes.
Joa Pollock.
Révérend Gandell et Florence.

Thomas Combe, directeur de l'Oxford University Press, ami de Charles Dodgson.


Alice et Lorina Liddell. J'affectionne particulièrement cette série de « chinoiseries ».

Je retire très délicatement cette citation de Dodgson d'une histoire de Carroll, qui dit magnifiquement son rapport à cet art :

« Mardi 23 août. Ils disent que les photographes sont, dans le meilleur des cas, une race aveugle. Ils disent que nous ne faisons que regarder le combat de l'ombre et de la lumière dans les plus jolis visages, que nous admirons rarement et n'aimons jamais. C'est une illusion que je brûle de faire éclater en morceaux. »

(A photographer's Day Out,Trad. Céline-Albin Faivre).
À suivre...


Qui suis-je ?

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Holly Golightly
Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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Où il est question de Lewis Carroll et de son double, Charles Lutwidge Dodgson...




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Voyages

« Quand je lisais des contes de fées, je m'imaginais que des aventures de ce genre n'arrivaient jamais, et, maintenant, voici que je suis en train d'en vivre une ! On devrait écrire un livre sur moi, on le devrait ! »